Un surmatelas mémoire de forme 90 x 190 peut transformer un matelas trop ferme, trop dur ou un peu fatigué en véritable cocon. Pourtant, beaucoup d’utilisateurs sont déçus car ils commettent des erreurs qui ruinent totalement le confort attendu. Choix de densité inadéquate, épaisseur mal adaptée, utilisation sur un mauvais support, entretien négligé… Ces détails font toute la différence entre des nuits réparatrices et des réveils avec mal de dos.
Pour vous aider à tirer le meilleur de votre surmatelas, Hello Matelas passe en revue les erreurs les plus fréquentes et vous explique comment les éviter, point par point.
1. Choisir un surmatelas mémoire de forme 90 x 190 uniquement sur le prix
Un produit d’entrée de gamme qui s’affaisse vite
L’erreur la plus courante consiste à se focaliser sur le prix le plus bas. Un surmatelas en mousse viscoélastique trop bon marché est souvent synonyme :
- de densité trop faible (mousse qui se tasse vite),
- d’épaisseur insuffisante pour un vrai soutien,
- de matériaux de moindre qualité (perte de forme, irrégularités),
- de mauvaise tenue dans le temps (creux, bosses, zones molles).
Résultat : après quelques semaines, le surmatelas ne joue plus son rôle de soutien, la colonne vertébrale n’est plus alignée, les points de pression aux épaules et aux hanches réapparaissent et les douleurs reviennent.
Ce qui compte vraiment : densité, épaisseur, qualité de la mousse
Pour un couchage en 90 x 190 confortable et durable, Hello Matelas recommande de regarder en priorité :
- La densité : un bon surmatelas mémoire de forme se situe généralement entre 45 et 65 kg/m³ pour un confort équilibré et un bon maintien.
- L’épaisseur : moins de 4 cm offre peu de changement ; entre 5 et 8 cm, on ressent nettement le gain de confort, sans effet « s’enfoncer » excessif.
- La qualité du tissu de housse : tissu respirant, de préférence avec fibres techniques ou naturelles, facilitant l’aération.
- Les finitions : coutures solides, coins bien tenus, présence d’élastiques ou d’un dessous antidérapant.
Un prix un peu plus élevé est souvent justifié par une meilleure qualité de mousse viscoélastique, donc un meilleur soulagement des points de pression et une durée de vie plus longue.
2. Négliger l’adéquation entre le surmatelas et le matelas existant
Erreur n°1 : utiliser un surmatelas pour « sauver » un matelas usé
Beaucoup de personnes espèrent qu’un surmatelas mémoire de forme 90 x 190 va compenser l’affaissement d’un matelas très ancien ou déformé. Malheureusement, cela ne fonctionne pas.
Si votre matelas présente :
- des creux marqués au niveau du bassin ou des épaules,
- des bosses ou des zones très dures,
- des ressorts qui se font sentir,
- une structure interne abîmée,
le surmatelas va simplement épouser ces défauts. Vous aurez une sensation de douceur en surface, mais la mauvaise posture et le manque de soutien resteront présents. Les douleurs lombaires et les réveils fréquents ne disparaîtront pas.
Erreur n°2 : combiner deux produits trop mous
Autre cas fréquent : ajouter un surmatelas très moelleux sur un matelas déjà souple. L’ensemble devient alors trop mou :
- le bassin s’enfonce,
- la colonne vertébrale se creuse,
- les muscles doivent compenser toute la nuit,
- les lombaires sont mis à rude épreuve.
Sur le moment, l’accueil semble agréable, mais au réveil, les tensions dans le bas du dos et la sensation d’être « cassé » sont fréquentes.
Comment bien associer surmatelas et matelas ?
Pour optimiser le confort, il faut penser en duo :
- Matelas ferme + surmatelas mémoire de forme : excellente combinaison pour ceux qui veulent un soutien solide avec un accueil plus moelleux, idéal pour les dormeurs sur le côté.
- Matelas mi-ferme + surmatelas de densité moyenne : équilibre intéressant pour la plupart des morphologies, avec un bon compromis entre maintien et confort.
- Matelas très mou : ajouter un surmatelas mémoire de forme n’est pas la meilleure solution ; mieux vaut envisager un nouveau matelas avec un soutien adapté.
Avant d’investir, prenez le temps d’évaluer honnêtement l’état de votre matelas. Si celui-ci est trop endommagé ou très ancien (plus de 10 ans en général), un surmatelas n’apportera qu’un bénéfice limité.
3. Mal choisir l’épaisseur et la densité pour sa morphologie
Une épaisseur mal adaptée à votre poids et votre position de sommeil
L’erreur fréquente : penser qu’un surmatelas très épais est toujours plus confortable. Ce n’est pas vrai pour tout le monde.
- Surmatelas trop fin (2 à 3 cm) : effet très léger, peu de changement sur les points de pression. Utile uniquement pour un très léger ajustement de confort.
- Surmatelas très épais (10 cm et plus) : sensation de s’enfoncer, perte de stabilité, difficultés à se retourner pour certains dormeurs.
Pour un lit simple 90 x 190, une épaisseur de 5 à 8 cm est généralement idéale :
- pour un gabarit léger à moyen (jusqu’à 75 kg), 5 à 6 cm suffisent amplement,
- pour un gabarit plus lourd (au-delà de 80–85 kg), 7 à 8 cm sont souvent plus adaptés.
Densité et fermeté : trouver le bon équilibre
La densité de la mousse mémoire de forme influence directement le soutien et la durabilité :
- Moins de 40 kg/m³ : confort très mou, risques d’affaissement rapide, conseillé seulement en usage ponctuel (lit d’appoint).
- Entre 45 et 55 kg/m³ : bon compromis soutien/confort pour la majorité des dormeurs, particulièrement ceux de corpulence moyenne.
- Au-delà de 55 kg/m³ : soutien plus ferme, bonne longévité, adapté aux personnes plus lourdes ou à ceux qui recherchent un maintien prononcé.
Adapter la densité à votre profil évite deux écueils :
- Surmatelas trop ferme : inconfort aux épaules et aux hanches, surtout en position latérale.
- Surmatelas trop souple : manque de soutien au niveau du bassin, douleurs lombaires.
Prendre en compte sa position de sommeil
- Dormeurs sur le côté : privilégiez une mousse plutôt moelleuse (densité moyenne), pour bien enrober les épaules et les hanches et réduire les points de pression.
- Dormeurs sur le dos : choisissez un soutien intermédiaire à ferme, pour stabiliser la colonne sans vous enfoncer.
- Dormeurs sur le ventre : évitez les surmatelas trop épais ou trop mous, qui accentuent la cambrure du dos et tirent sur les lombaires.
4. Ignorer la température, l’aération et les allergies
Erreur n°1 : choisir une mousse trop chaleureuse sans compensation
La mémoire de forme a un défaut connu : elle a tendance à retenir la chaleur. Beaucoup d’utilisateurs sensibles à la chaleur nocturne se plaignent :
- de transpirer davantage,
- de se réveiller la nuit pour se découvrir,
- d’avoir la sensation de dormir dans un « nid » trop chaud.
Cette surchauffe peut perturber le sommeil profond et réduire la qualité globale de la nuit.
Les solutions pour limiter la chaleur
Pour un surmatelas mémoire de forme 90 x 190 plus respirant, privilégiez :
- Une housse respirante, idéalement en tissu technique aéré ou en mélange avec des fibres naturelles (coton, bambou, Tencel).
- Une mousse à cellules ouvertes ou aérée, permettant une meilleure circulation de l’air.
- Des technologies de thermorégulation (gels rafraîchissants, fibres spéciales) si vous êtes particulièrement sujet à la chaleur nocturne.
Le choix de votre linge de lit compte aussi : une alèse imperméable mais non respirante peut emprisonner la chaleur, tout comme des draps en matières synthétiques peu ventilées.
Erreur n°2 : négliger les allergies et l’hygiène
Le surmatelas est en contact direct avec votre corps pendant des heures. S’il n’est pas conçu pour limiter les allergènes, il peut devenir un nid d’acariens et de poussière. Les principaux risques :
- réactions allergiques (nez bouché, yeux qui piquent, toux),
- irritations cutanées,
- sensation de sommeil non réparateur.
Privilégier une housse amovible et lavable
Pour garder un couchage sain, cherchez :
- Une housse entièrement déhoussable avec fermeture éclair sur plusieurs côtés,
- Un tissu lavable en machine à 30 ou 40°C,
- Idéalement, des traitements anti-acariens et antibactériens certifiés.
Un entretien régulier (aération, lavage de la housse, changement de draps) prolonge la durée de vie de votre surmatelas et limite les problèmes respiratoires.
5. Mal installer ou mal entretenir son surmatelas mémoire de forme 90 x 190
Erreur d’installation : plis, glissements et mauvais sens
Un surmatelas mal positionné peut créer des zones d’inconfort :
- légers plis sous le drap qui gênent la circulation et créent des points durs,
- déplacement du surmatelas pendant la nuit, surtout si vous bougez beaucoup,
- pose dans le mauvais sens (face mémoire de forme à l’envers sur certains modèles hybrides).
Bien fixer et aligner le surmatelas
Pour une installation optimale :
- Déroulez le surmatelas et laissez-le reprendre sa forme quelques heures (voire 24–48h) après décompression.
- Positionnez-le bien bord à bord avec le matelas 90 x 190 pour éviter les zones sans soutien.
- Utilisez les élastiques de maintien à chaque coin s’ils sont fournis.
- Si le modèle n’en a pas, optez pour un dessous antidérapant ou un drap-housse adapté qui englobe à la fois le surmatelas et le matelas.
Assurez-vous également que la face mémoire de forme est bien orientée vers le haut (certains produits sont réversibles, d’autres non).
Erreur d’entretien : ne jamais aérer ni retourner
Un surmatelas mémoire de forme négligé peut accumuler :
- humidité (transpiration),
- poussière et acariens,
- odeurs désagréables.
Avec le temps, cela peut influencer la fermeté de la mousse, mais aussi la qualité de votre sommeil.
Gestes simples pour prolonger la durée de vie
- Aérez la chambre chaque jour au moins 10 à 15 minutes.
- Soulevez la couette pour laisser le surmatelas respirer régulièrement.
- Retournez le surmatelas si le modèle est réversible (ou pivotez tête/pieds) tous les 2 à 3 mois.
- Lavez la housse suivant les recommandations du fabricant, en général tous les 2 à 4 mois.
- Évitez de plier excessivement le surmatelas pour le ranger, au risque d’endommager la mousse.
6. Oublier ses besoins spécifiques : douleurs, morphologie et usage
Ne pas prendre en compte ses douleurs existantes
Un surmatelas mémoire de forme 90 x 190 est souvent choisi pour soulager :
- les douleurs lombaires,
- les douleurs cervicales,
- les tensions au niveau des épaules et des hanches,
- les courbatures au réveil.
Pourtant, choisir un modèle au hasard, sans tenir compte de la nature de vos douleurs, peut aggraver la situation. Par exemple :
- une mousse trop ferme pour un dormeur sur le côté peut accentuer les douleurs d’épaule,
- un surmatelas trop mou pour un dormeur sur le ventre accentue la cambrure lombaire.
Adapter le surmatelas à sa morphologie
Votre poids et votre taille jouent un rôle clé dans le choix :
- Personnes légères (< 60 kg) : un surmatelas trop dense risque d’être perçu comme trop dur, car le corps ne s’enfonce pas assez pour activer la mémoire de forme.
- Personnes de poids moyen (60–80 kg) : la plupart des densités intermédiaires conviennent, à ajuster selon vos préférences de fermeté.
- Personnes plus lourdes (> 85–90 kg) : il est préférable de choisir une mousse plus dense et une épaisseur plus généreuse pour éviter un affaissement rapide.
Bien définir l’usage : quotidien, occasionnel, canapé-lit…
On n’utilise pas un surmatelas de la même manière sur :
- un lit simple utilisé tous les jours,
- un lit d’appoint pour invités,
- un BZ, clic-clac ou canapé-lit.
Pour un usage quotidien, visez une mousse de qualité, durable, avec une bonne densité. Pour un usage occasionnel, un modèle un peu moins dense peut suffire, tout en garantissant un confort supérieur à celui d’un simple matelas d’appoint.
Concernant les canapés convertibles, vérifiez bien la compatibilité : certains mécanismes supportent mal un surmatelas épais laissé en place, il peut donc falloir le retirer à chaque fois, ce qui influence le type de modèle à privilégier (poids, facilité de manipulation).
7. Sous-estimer l’importance de la taille 90 x 190 et des accessoires
Choisir une taille approximative
On pourrait croire qu’un surmatelas 90 x 190 conviendra aussi à un matelas 90 x 200, ou l’inverse. En pratique, une mauvaise correspondance de dimensions peut créer :
- un décalage au niveau de la tête ou des pieds,
- des zones sans soutien,
- un effet de « marche » gênant au bord du lit,
- une sensation d’instabilité.
Sur un lit simple, chaque centimètre compte pour le confort global, surtout si vous avez tendance à dormir au bord du matelas.
Vérifier la compatibilité avec le sommier
Le surmatelas n’agit pas seul. Le type de sommier influe aussi :
- Sommiers à lattes : en bon état, ils offrent un soutien stable. Des lattes cassées ou trop espacées peuvent entraîner un affaissement de l’ensemble.
- Sommiers tapissiers : apportent un peu plus de fermeté ; un surmatelas mémoire de forme équilibrera bien l’accueil.
- Sommiers électriques : vérifiez que le surmatelas 90 x 190 accepte les flexions répétées sans se déformer.
Ne pas adapter le linge de lit au surmatelas
Une erreur fréquente consiste à garder le même drap-housse qu’avant, alors que l’épaisseur totale matelas + surmatelas a augmenté. Conséquences :
- drap qui ne tient pas en place,
- surmatelas qui glisse plus facilement,
- plis inconfortables sur la surface de couchage.
Pour éviter cela, choisissez un drap-housse avec bonnet plus profond et, si besoin, une alèse adaptée à la nouvelle hauteur. Un bon ajustement du linge de lit contribue directement à la stabilité et au confort du surmatelas.
Se priver de conseils spécialisés
Face au grand nombre de modèles sur le marché, ne pas se documenter est une dernière erreur assez répandue. Pour affiner votre choix et comprendre les différences entre les modèles (densité, épaisseur, technologies de mousse, accueil, etc.), vous pouvez consulter notre dossier complet dédié aux surmatelas mémoire de forme 90 x 190, avec analyses et retours d’expérience sur les produits disponibles en France.
En évitant ces erreurs courantes et en portant une attention particulière à l’état de votre matelas, à votre morphologie, à vos positions de sommeil et à vos besoins en termes de chaleur et d’hygiène, votre surmatelas mémoire de forme 90 x 190 deviendra un véritable allié pour améliorer durablement la qualité de votre sommeil.

