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Mal de dos : exercices et routines pour tester si vous avez besoin d’un matelas ferme ou moelleux

Le mal de dos est l’un des premiers signaux qui indiquent que votre literie n’est peut-être plus adaptée. Pourtant, beaucoup de dormeurs se focalisent uniquement sur la fermeté du matelas – « ferme ou moelleux ? » – sans vraiment tester ce dont leur corps a besoin. En réalité, votre dos, vos épaules et vos hanches peuvent vous guider très précisément… si vous suivez quelques exercices simples et routines ciblées.

Comprendre votre mal de dos avant de choisir un matelas

Identifier le type de douleur : où et quand avez-vous mal ?

Avant de vous lancer dans des exercices, il est essentiel de définir le type de douleur que vous ressentez. Cela orientera votre préférence vers un soutien plus ferme ou plus enveloppant.

  • Douleur lombaire (bas du dos) : souvent liée à un manque de soutien du bassin. Un matelas trop mou laisse le bas du dos « s’affaisser », un matelas trop ferme ne laisse pas le bassin s’enfoncer suffisamment.
  • Douleur au milieu du dos : peut être due à un désalignement de la colonne pendant la nuit, souvent causé par un matelas qui ne respecte pas vos courbures naturelles.
  • Douleurs aux épaules et aux hanches : fréquentes chez les dormeurs sur le côté. Elles apparaissent quand le matelas est trop ferme et crée des points de pression, ou trop mou et ne stabilise pas assez ces zones.
  • Raideur au réveil : sensation de dos « verrouillé », qui se dissipe en bougeant. C’est un signe classique que votre matelas ne supporte plus correctement votre colonne vertébrale.

Observer la chronologie de la douleur

Prenez quelques jours pour noter quand votre mal de dos apparaît ou s’intensifie :

  • Douleur principalement au réveil : le matelas est souvent en cause.
  • Douleur qui apparaît après une longue journée et non au réveil : l’origine est peut-être plus liée à la posture au travail, mais un bon matelas peut aider à la récupération.
  • Douleur qui augmente après une nuit à l’hôtel ou chez des amis : la différence de fermeté entre les matelas que vous essayez est une information précieuse pour savoir ce qui vous convient.

Exercices simples au lit pour tester la fermeté de votre matelas

Test 1 : Alignement de la colonne en position latérale

Ce test est particulièrement utile si vous dormez souvent sur le côté.

  • Allongez-vous sur le côté, dans votre position habituelle de sommeil.
  • Demandez à quelqu’un d’observer ou filmez-vous de profil avec votre téléphone.
  • Tracez mentalement une ligne allant de votre nuque à votre coccyx.

Ce que vous devez observer :

  • Si la ligne est globalement droite : le soutien est adapté.
  • Si le bassin s’enfonce plus que les épaules : le matelas est probablement trop mou, surtout au niveau lombaire.
  • Si les épaules ne s’enfoncent pas assez : le matelas est sans doute trop ferme pour votre position sur le côté, créant des tensions aux épaules et au cou.

Indication de besoin :

  • Vous voyez une « cuvette » au niveau des lombaires : orientez-vous vers un matelas plus ferme, ou au minimum un soutien renforcé au niveau du bassin.
  • Vous voyez une colonne « cassée » vers le haut, avec l’épaule qui reste en suspension : un matelas plus moelleux ou avec une bonne couche d’accueil pourrait mieux répartir les points de pression.

Test 2 : Test de la main sous les lombaires en position dorsale

Ce test est très simple et donne une indication rapide sur la fermeté ressentie quand vous dormez sur le dos.

  • Allongez-vous sur le dos, jambes tendues, dans votre position naturelle.
  • Glissez une main à plat sous le bas du dos, au niveau des lombaires.

Analyse du résultat :

  • Vous ne pouvez quasiment pas passer la main : le matelas est plutôt souple, il épouse bien les courbes. Attention toutefois si vous sentez que votre bassin s’enfonce excessivement.
  • Votre main passe très facilement, avec beaucoup d’espace : le matelas est probablement trop ferme, votre colonne n’est pas suffisamment soutenue dans sa courbure naturelle.
  • Votre main passe en frottant légèrement : c’est un bon compromis, votre dos est maintenu sans être aplati.

Indication de besoin :

  • Trop d’espace sous les lombaires : vous pourriez bénéficier d’un matelas légèrement plus moelleux ou d’une zone de confort accentuée au niveau lombaire.
  • Aucun espace et sensation d’écrasement : un modèle plus ferme mais avec une bonne ergonomie (zones de confort différenciées) peut être préférable.

Test 3 : Test des points de pression après 15 minutes immobile

Les points de pression sont de très bons indicateurs de la nécessité d’un matelas plus moelleux.

  • Allongez-vous dans votre position de sommeil préférée (dos, côté ou ventre).
  • Restez immobile pendant 10 à 15 minutes, sans regarder votre téléphone.
  • Concentrez-vous sur les zones de contact : épaules, hanches, fessiers, genoux, omoplates.

Ce qu’il faut ressentir :

  • Picotements, engourdissements, douleurs localisées aux épaules ou aux hanches : signe que le matelas est trop ferme et que le poids n’est pas réparti correctement.
  • Sensation d’être « avalé » par le matelas, avec difficulté à changer de position : le matelas est probablement trop moelleux pour votre gabarit.
  • Répartition uniforme de la pression sans douleur particulière : le niveau de fermeté est adapté à vos appuis.

Test 4 : Test de changement de position

Votre capacité à bouger facilement pendant la nuit est cruciale pour limiter le mal de dos.

  • Allongez-vous dans votre position habituelle.
  • Changez de côté, puis repassez sur le dos, comme si vous dormiez.
  • Répétez plusieurs fois pour ressentir l’effort nécessaire.

Résultats possibles :

  • Vous avez l’impression de vous enfoncer et de devoir « sortir » du matelas : trop mou, surtout si vous avez un gabarit supérieur à 80 kg.
  • Vous changez de position très facilement, mais avec des chocs ou sans confort : matelas peut-être trop ferme ou trop rebondissant, manque d’accueil.
  • Vous bougez sans effort, tout en restant bien maintenu : le couple soutien/accueil est équilibré.

Routines quotidiennes pour analyser l’impact de la fermeté sur votre dos

Routine matinale : scanner votre corps au réveil

Chaque matin, prenez 2 minutes avant de sortir du lit pour faire un « check-up » corporel systématique.

  • Restez allongé quelques instants et concentrez-vous sur votre dos : ressentez-vous une raideur particulière ? Où ?
  • Roulez doucement sur le côté, puis asseyez-vous au bord du lit : la douleur s’accentue-t-elle ou disparaît-elle ?
  • Notez la sensation immédiate en bas du dos, au niveau des épaules et de la nuque.

Signaux à interpréter :

  • Raideur qui disparaît au bout de quelques minutes de marche : très souvent lié à un mauvais soutien nocturne.
  • Douleur qui s’amplifie en se levant : peut indiquer que le matelas est soit trop mou (vous vous « relevez » d’un creux), soit trop ferme (muscles contractés pendant la nuit).

Routine du soir : préparation du dos avant de se coucher

Une courte routine d’étirements peut vous aider à mieux ressentir l’effet de votre matelas sur un dos déjà détendu.

  • Étirement du chat-vache (dos rond / dos creux) pendant 1 à 2 minutes.
  • Étirement des ischio-jambiers (l’arrière des cuisses), souvent responsables de tensions lombaires.
  • Rotation douce des genoux de gauche à droite, allongé sur le dos, pour mobiliser la colonne.

Après cette routine, allongez-vous et refaites le test de la main sous les lombaires ou du positionnement sur le côté. Sur un dos détendu, les sensations de manque de soutien ou d’excès de fermeté sont souvent plus nettes.

Journal de bord sur une semaine

Pour aller plus loin, tenez un petit journal pendant 7 jours :

  • Notez votre niveau de douleur au réveil sur une échelle de 1 à 10.
  • Indiquez la position principale dans laquelle vous vous êtes endormi (côté, dos, ventre).
  • Ajoutez des commentaires : réveils nocturnes, engourdissements, mal de nuque, douleur dans les épaules, etc.

Au bout d’une semaine, vous verrez se dessiner des tendances : si la douleur est plus forte les nuits où vous dormez sur le côté, un accueil trop ferme est à suspecter ; si tout s’aggrave quand vous dormez sur le dos, le manque de soutien lombaire est peut-être en cause.

Comment relier vos sensations au choix entre matelas ferme ou moelleux

Quand un matelas plus ferme est généralement recommandé

Un matelas plus ferme peut être intéressant dans plusieurs situations liées au mal de dos :

  • Vous avez une impression nette d’affaissement au centre du matelas, avec un creux visible ou ressenti.
  • Vous avez du mal à sortir du lit parce que vous devez vous extraire d’un « trou » au milieu.
  • Vous pesez plus de 80–90 kg et les tests de changement de position montrent que vous manquez de soutien.
  • Vos douleurs lombaires s’atténuent lorsque vous dormez sur un matelas plus ferme chez des proches ou à l’hôtel.

Attention toutefois : plus ferme ne veut pas dire dur comme une planche. Un bon matelas ferme doit :

  • Soutenir le bassin sans laisser les hanches s’enfoncer exagérément.
  • Offrir un accueil suffisant pour éviter les points de pression aux épaules, surtout pour les dormeurs sur le côté.
  • Préserver la courbure naturelle de la colonne quand vous êtes sur le dos.

Quand un matelas plus moelleux peut soulager votre dos

À l’inverse, un matelas plus moelleux (ou avec une zone d’accueil renforcée) peut mieux convenir si :

  • Vous ressentez des douleurs localisées aux épaules et aux hanches lors du Test 3 des points de pression.
  • Votre main passe très facilement sous les lombaires en position dorsale, laissant un vide important.
  • Vous avez une silhouette en « X » ou en « A » (épaules ou hanches plus larges que la taille) et dormez majoritairement sur le côté.
  • Vous êtes plutôt léger(-ère) (moins de 60–65 kg) et avez l’impression de « flotter » sur le matelas sans qu’il épouse vos courbes.

Un matelas plus moelleux doit cependant maintenir un noyau de soutien suffisamment tonique pour que votre colonne ne s’enfonce pas de manière excessive. L’idéal est souvent un matelas à cœur ferme avec un accueil moelleux en surface (mousse à mémoire de forme, latex naturel, ou sur-matelas confortable).

Cas particulier : vous dormez sur le ventre

Le sommeil sur le ventre est l’un des plus délicats pour le dos, car il accentue la cambrure lombaire et peut provoquer des douleurs cervicales.

  • Si vous dormez souvent sur le ventre, un matelas trop moelleux est généralement déconseillé, car il laisse le bassin s’enfoncer, creusant excessivement le bas du dos.
  • Un soutien plutôt ferme est recommandé, avec un oreiller très fin voire sans oreiller pour limiter la torsion de la nuque.

Dans ce cas, vos exercices devraient se concentrer sur la position dorsale et ventrale pour vérifier que votre colonne n’est pas trop cambrée et que vous ne ressentez pas de tension dans le bas du dos après quelques minutes immobile.

Adapter progressivement votre literie grâce aux tests

Commencer par des ajustements simples : oreiller et sur-matelas

Avant de changer complètement de matelas, vous pouvez tester l’impact de la fermeté sur votre dos avec quelques ajustements.

  • Changer d’oreiller : un oreiller trop haut ou trop bas désaligne la nuque et toute la colonne. Si vous avez mal au dos et à la nuque, commencez par adapter la hauteur et la fermeté de l’oreiller.
  • Ajouter un sur-matelas moelleux : si votre matelas est un peu trop ferme mais encore en bon état, un sur-matelas peut améliorer l’accueil sans nuire au soutien.
  • Renforcer la base du lit : si votre sommier est affaissé, même un bon matelas semblera trop mou. Contrôlez l’état des lattes ou du sommier tapissier.

Après chaque modification, répétez les tests (alignement latéral, main sous les lombaires, points de pression) pendant plusieurs nuits pour évaluer les effets sur votre mal de dos.

Utiliser vos ressentis pour choisir un nouveau matelas

Lorsque vous êtes prêt à changer de matelas, vos exercices et routines vous donnent un profil assez précis :

  • Type de soutien recherché : plutôt ferme, équilibré ou plutôt souple.
  • Zones critiques : épaules, hanches, lombaires, nuque.
  • Position principale de sommeil : côté, dos, ventre ou mixte.

En magasin ou en testant un matelas à domicile, reproduisez exactement les mêmes évaluations :

  • Allongez-vous au moins 10 à 15 minutes dans votre position habituelle.
  • Faites le test de la main sous les lombaires.
  • Évaluez la facilité de changement de position.
  • Ressentez l’apparition (ou non) de points de pression.

Pour aller plus loin dans le choix entre soutien tonique et accueil enveloppant, vous pouvez consulter notre dossier complet dédié à la comparaison entre matelas souples et matelas fermes, qui détaille les technologies, les gabarits et les profils de dormeurs les plus adaptés à chaque catégorie.

Surveiller l’évolution de votre mal de dos après changement de matelas

Une fois le nouveau matelas installé, gardez en tête que le corps a parfois besoin de quelques jours pour s’habituer.

  • Poursuivez votre journal de bord pendant au moins 2 à 3 semaines.
  • Notez l’évolution de votre douleur au réveil, la qualité de votre sommeil et le nombre de réveils nocturnes.
  • Refaites régulièrement les tests d’alignement et de points de pression pour vérifier que les sensations restent cohérentes.

Si, après cette période d’adaptation, vos douleurs se sont nettement atténuées ou ont disparu, c’est le signe que la fermeté de votre nouveau matelas correspond bien aux besoins de votre dos. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à utiliser les périodes d’essai proposées par les marques pour ajuster votre choix vers un modèle plus ferme ou plus moelleux, en vous appuyant sur tous les repères fournis par vos exercices et routines.