Apprendre à bien dormir assis est devenu une compétence presque indispensable, que ce soit pour les longs trajets, les siestes au bureau ou les nuits compliquées liées à des douleurs ou à un reflux gastrique. Pourtant, notre corps n’est pas naturellement fait pour se reposer en position verticale. Avec quelques ajustements inspirés de ce que l’on sait déjà des bons matelas et de la literie de qualité, il est possible de transformer une position inconfortable en véritable moment de récupération.
Pourquoi vouloir dormir assis ? Les principales situations du quotidien
Les voyages en avion, train, bus ou voiture
Les déplacements au long cours sont le contexte le plus fréquent où l’on tente de dormir assis. Entre le manque de place, les vibrations, les bruits et la luminosité, le sommeil est souvent fragmenté et peu réparateur. Pourtant, quelques aménagements simples peuvent changer la donne :
- Prévoir un oreiller de voyage ergonomique plutôt qu’un coussin classique.
- Organiser un “micro-environnement de sommeil” (masque, bouchons d’oreilles, couverture).
- Penser à la position des jambes pour éviter les engourdissements.
Les nuits perturbées par la santé (reflux, apnée, grossesse…)
Certains troubles de santé poussent les médecins ou les personnes concernées à surélever le buste, voire à dormir presque assis :
- Reflux gastro-œsophagien (RGO) : dormir semi-assis limite la remontée acide.
- Apnée du sommeil légère : la position sur le dos, complètement allongé, peut aggraver les épisodes d’apnée.
- Nez bouché ou sinusite : surélever le haut du corps facilite la respiration.
- Grossesse avancée : certaines femmes enceintes se sentent mieux en position semi-assise que complètement allongée sur le dos.
Dans ces cas, l’objectif n’est pas seulement de “tenir” la nuit, mais de trouver une position réellement reposante, proche du confort que l’on recherche déjà sur un bon matelas.
Le sommeil assis comme solution temporaire
La position assise ne doit pas devenir la norme si vous avez la possibilité de dormir allongé sur un matelas adapté. Elle reste une solution :
- temporaire (trajet, nuit exceptionnelle sur un canapé, garde de nuit),
- ou thérapeutique (sur avis médical précis).
Un sommeil de qualité repose d’abord sur un bon couchage. C’est pourquoi l’aménagement de votre lit (matelas, surmatelas, oreillers) reste prioritaire, même si vous devez parfois dormir semi-assis pour des raisons de santé.
Les bases d’une bonne position pour dormir assis
Alignement de la nuque et de la colonne vertébrale
Le point le plus important pour dormir assis sans se blesser reste l’alignement de la tête avec la colonne. Les mauvaises positions entraînent :
- tensions dans les trapèzes et la nuque,
- maux de tête au réveil,
- dormeurs “cassés” avec raideurs cervicales qui durent plusieurs jours.
Pour limiter ces effets, inspirez-vous des règles que l’on applique à un bon oreiller sur un matelas :
- La tête doit être ni trop en avant, ni trop en arrière.
- La nuque doit rester dans le prolongement de la colonne.
- Évitez la tête qui tombe brutalement sur le côté.
Le degré d’inclinaison idéal
Il est rare de bien dormir totalement droit à 90°. Le plus confortable est souvent :
- une inclinaison du buste entre 30° et 45°,
- avec un appui stable derrière le dos (dossier de siège, coussins ou dossier de lit).
En pratique, cela signifie :
- En avion/train : incliner le siège au maximum sans gêner la personne derrière vous.
- Dans un lit : empiler coussins et oreillers pour surélever le buste, ou opter pour un sommier relevable si vous en avez un.
- Sur un canapé : vous placer dans un angle, dos bien soutenu, avec des coussins fermes.
La position des jambes et du bassin
Les jambes jouent un rôle capital dans le confort général. Une mauvaise position peut provoquer :
- engourdissements,
- fourmillements,
- impression de “jambes lourdes”.
Pour optimiser la circulation sanguine lorsque vous dormez assis :
- Gardez les pieds bien à plat au sol si possible.
- Évitez de croiser les jambes trop longtemps.
- Si vous en avez la possibilité, surélevez légèrement les pieds (petit repose-pied, bagage, marchepied).
- Reculez le bassin bien au fond du siège pour que le dos soit pleinement soutenu.
Accessoires indispensables pour bien dormir assis
Les oreillers de voyage : plus importants qu’il n’y paraît
Un bon oreiller de voyage peut compenser en partie l’absence de matelas confortable. Les plus efficaces sont généralement :
- Les oreillers en U : entourent le cou, limitent la chute de la tête en avant ou sur le côté.
- Les oreillers ergonomiques à mémoire de forme : épousent la morphologie, répartissent la pression sur la nuque.
- Les modèles gonflables : pratiques pour voyager léger, mais souvent moins confortables si la qualité est moyenne.
Les matériaux inspirés des meilleurs matelas (mousse à mémoire de forme, mousse haute résilience) sont souvent ceux qui offrent le meilleur maintien du cou en position assise, tout en restant assez souples pour éviter les points de pression.
Coussins lombaires et soutien du dos
Le soutien du bas du dos est un facteur clé, mais souvent négligé. Un coussin lombaire bien placé :
- maintient la courbure naturelle de la colonne,
- réduit la fatigue musculaire dans la région lombaire,
- évite de “s’avachir” progressivement, ce qui casse la posture.
Ce type de support s’inspire des technologies de certains matelas qui renforcent spécifiquement la zone lombaire pour limiter les douleurs de dos.
Coussins multi-positions et literie à la maison
Si vous dormez partiellement assis chez vous (pour le RGO, la grossesse ou une convalescence), envisagez :
- Un oreiller ou un coussin en forme de triangle (coussin de lecture ou coussin “wedge”) pour surélever le buste.
- Des oreillers fermes pour soutenir le dos, en complément d’un matelas de qualité.
- Un sommier à tête relevable, si vous envisagez un investissement plus durable.
L’idée est de recréer un “siège” confortable directement sur votre matelas pour profiter des bienfaits de ce dernier (soutien, répartition de la pression) tout en restant en position semi-assise.
Technniques concrètes pour mieux dormir assis selon la situation
Dormir assis en avion ou en train
Pour optimiser votre sommeil dans les transports :
- Réglez la hauteur de votre siège pour que les pieds touchent bien le sol.
- Reculer au maximum votre bassin dans le siège pour profiter du soutien du dossier.
- Installez un oreiller de voyage autour du cou, correctement ajusté (fermé devant ou légèrement sur le côté).
- Placez éventuellement un petit coussin ou une veste roulée dans le creux lombaire.
- Limitez la lumière bleue avant de dormir (écrans, plafonniers) avec un masque de sommeil si nécessaire.
- Hydratez-vous, mais évitez les boissons très sucrées ou excitantes (café, sodas caféinés).
Enfin, si vous le pouvez, essayez de réserver des places côté hublot : vous pourrez vous appuyer sur la paroi, ce qui offre un soutien supplémentaire proche du confort que l’on retrouve lorsqu’on se cale avec un bon oreiller sur un matelas.
Dormir assis dans un lit ou sur un canapé
Lorsque vous disposez d’un matelas, vous pouvez transformer votre lit en véritable “fauteuil de sommeil” :
- Commencez par une base solide : un matelas qui ne s’affaisse pas exagérément sous le bassin.
- Installez un grand coussin de soutien derrière le dos, complété par un ou deux oreillers fermes.
- Surélevez légèrement les jambes avec un coussin sous les genoux pour réduire la pression sur les lombaires.
- Si vous souffrez de reflux, ajoutez un coussin en pente sous les épaules et le haut du dos.
Sur un canapé, le principe est similaire : utilisez des coussins fermes pour soutenir la région lombaire et un oreiller sous la tête. Le canapé doit rester un plan d’appui stable, à l’image d’un matelas correct, pour éviter les creux qui créent des tensions.
Dormir semi-assis en cas de reflux ou de troubles respiratoires
Dans ce contexte, la qualité du soutien du haut du corps est essentielle :
- Optez pour une inclinaison d’environ 30° du buste (plus si le médecin le recommande).
- Évitez d’avoir seulement la tête surélevée : toute la partie thoracique doit être légèrement relevée.
- Choisissez des oreillers qui ne cassent pas la nuque, à l’image d’un bon oreiller cervical utilisé sur matelas.
Une literie trop molle peut aggraver les douleurs lombaires lorsque vous dormez en position semi-assise. Un matelas offrant un soutien équilibré reste donc un atout, même si vous ne dormez pas totalement allongé.
Préserver la qualité de son sommeil en position assise
Limiter les points de pression et les engourdissements
Lorsqu’on dort assis, le poids du corps se concentre sur des zones plus réduites que sur un matelas :
- les fessiers,
- l’arrière des cuisses,
- la nuque.
Pour limiter l’apparition de fourmillements et d’inconfort :
- Changez légèrement de position toutes les 30 à 60 minutes (si vous vous réveillez).
- Étirez doucement le cou et les épaules dès que vous rouvrez les yeux.
- Si vous êtes dans un lit, répartissez le poids en vous appuyant aussi sur les côtés (coussins sous les bras, par exemple).
On retrouve ici la même logique que pour le choix d’un bon matelas : réduire les points de pression pour favoriser la circulation sanguine et un sommeil plus profond.
Favoriser un endormissement rapide même en position inconfortable
Psychologiquement, il peut être plus difficile de “laisser aller” le corps lorsqu’on dort assis. Pour faciliter l’endormissement :
- Pratiquez une respiration abdominale lente pendant 5 minutes (inspiration par le nez, expiration par la bouche).
- Utilisez des techniques de relaxation musculaire progressive (contracter puis relâcher chaque groupe musculaire).
- Écoutez une piste audio de relaxation ou de bruits blancs via des écouteurs si le contexte s’y prête.
- Réduisez les stimulations visuelles au minimum (écran éteint, masque de nuit).
Ces habitudes valent autant pour le sommeil assis que pour le sommeil sur un matelas traditionnel : elles aident le cerveau à se mettre en mode “nuit”, même dans un environnement difficile.
Adapter la durée de sommeil assis
Dormir assis peut être acceptable pour :
- une sieste courte (20 à 40 minutes),
- quelques cycles de sommeil lors d’un voyage (2 à 4 heures cumulées),
- des nuits ponctuelles, en cas d’impossibilité de s’allonger.
En revanche, si vous dormez assis tous les jours ou la majeure partie de vos nuits, interrogez-vous sur :
- la qualité et l’adaptation de votre matelas à vos besoins (soutien, fermeté, accueil),
- éventuels blocages physiques (douleurs, pathologies) qui rendent la position allongée difficile,
- la nécessité d’un avis médical et d’un bilan de votre literie.
Rôle du matelas et de la literie dans le confort global, même en dormant assis
Quand le matelas influence votre besoin de dormir assis
Un matelas inadapté peut paradoxalement pousser certaines personnes à chercher le repos sur un fauteuil ou un canapé, voire assises dans leur lit :
- Trop mou : le bassin s’enfonce, les lombaires souffrent.
- Trop dur : les points de pression sont trop nombreux, impossible de trouver une position confortable.
- Usé : affaissements, creux, irrégularités qui forcent à changer souvent de position.
Dans ces situations, on peut avoir l’impression de mieux dormir semi-assis, alors que le problème de fond vient du matelas lui-même. D’où l’importance de choisir une literie adaptée à sa morphologie et à son type de sommeil.
Combiner matelas et surélévation du buste
Si vous devez impérativement dormir en position semi-assise pour des raisons médicales, vous pouvez tout à fait le faire tout en profitant des avantages d’un bon matelas :
- Choisissez un matelas qui offre un soutien homogène sur toute la longueur du corps.
- Ajoutez un coussin de surélévation ou un système de relève-buste pour adapter la position.
- Complétez avec un oreiller ergonomique qui maintient la nuque dans l’axe.
Cette approche permet d’éviter de sacrifier la qualité globale de votre sommeil simplement parce que vous devez relever le buste.
Aller plus loin sur le sujet du sommeil en position assise
Si vous cherchez une approche encore plus détaillée, incluant les impacts sur la santé, les recommandations médicales possibles et les solutions de literie adaptées, vous pouvez consulter notre dossier complet sur le sommeil en position assise et ses effets sur le bien-être. Vous y retrouverez des conseils complémentaires pour adapter votre environnement de repos, que vous soyez chez vous ou en déplacement.
