Le surmatelas mémoire de forme 140×190 est souvent présenté comme la solution miracle pour améliorer rapidement le confort de son lit sans changer entièrement de matelas. Pourtant, beaucoup d’utilisateurs sont déçus : mal de dos persistant, chaleur excessive, sensation d’enfoncement, achat inutile… Dans la majorité des cas, ce ne sont pas le produit ou la technologie qui sont en cause, mais des erreurs fréquentes au moment du choix, de l’installation ou de l’utilisation au quotidien.
Pourquoi le surmatelas mémoire de forme 140×190 peut (vraiment) changer votre confort
Avant de passer en revue les erreurs à éviter, il est utile de rappeler ce qu’un surmatelas mémoire de forme 140×190 est censé apporter quand il est bien choisi :
- Un meilleur soutien : la mousse viscoélastique épouse les courbes du corps, répartit les points de pression (épaules, hanches) et soulage le dos.
- Une amélioration du confort d’un matelas trop ferme : il apporte un accueil plus moelleux sans perdre le soutien du matelas en dessous.
- Une solution économique : au lieu de remplacer un matelas encore en bon état structurel, un surmatelas peut prolonger sa durée de vie.
- Une personnalisation du couchage : il permet d’ajuster l’accueil à vos préférences, tout en conservant la base du lit actuelle.
Quand ces promesses ne sont pas tenues, c’est souvent le signe que l’une des erreurs ci-dessous a été commise. Les connaître permet de gagner du temps, de l’argent… et des nuits de sommeil réparatrices.
Erreurs fréquentes lors du choix d’un surmatelas mémoire de forme 140×190
Erreur n°1 : croire que tous les surmatelas mémoire de forme se valent
Beaucoup de dormeurs se focalisent sur un seul critère : « mémoire de forme » ou non. Or, cette appellation recouvre des produits très différents en termes de qualité, de densité et de confort.
À quoi faire attention pour éviter de ruiner le confort de votre lit ?
- La densité de la mousse : une mousse viscoélastique de bonne qualité affiche généralement une densité comprise entre 45 et 60 kg/m³. En dessous, le surmatelas risque de se tasser rapidement et de perdre son effet enveloppant.
- L’origine et la certification : privilégiez des mousses certifiées (OEKO-TEX, CertiPUR, etc.) qui garantissent l’absence de substances nocives et un certain standard de fabrication.
- La régularité de la mousse : certains surmatelas d’entrée de gamme présentent des zones plus denses que d’autres, ce qui crée des creux et des bosses au fil du temps.
Ne vous fiez pas seulement au terme « mémoire de forme » mis en avant sur l’emballage. Consulter des tests, des avis vérifiés et, si possible, notre dossier complet consacré aux modèles de surmatelas en 140×190 permet déjà de filtrer les produits trop bas de gamme.
Erreur n°2 : choisir une épaisseur inadaptée
Une autre idée reçue fréquente : « plus c’est épais, plus c’est confortable ». En réalité, l’épaisseur idéale dépend de votre morphologie, de la fermeté de votre matelas et de vos habitudes de sommeil.
- Surmatelas trop fin (moins de 4 cm) : souvent insuffisant pour offrir un réel changement de confort, surtout si votre matelas de base est très ferme ou déjà un peu fatigué.
- Surmatelas trop épais (plus de 8–10 cm) : il peut provoquer une sensation d’enfoncement excessif, une mauvaise position de la colonne vertébrale et des difficultés à bouger pendant la nuit, notamment pour les personnes de forte corpulence ou souffrant de douleurs lombaires.
De manière générale, une épaisseur entre 5 et 7 cm en mémoire de forme suffit pour la majorité des dormeurs sur un couchage 140×190, à condition que le matelas en dessous soit encore structurellement correct.
Erreur n°3 : ignorer la fermeté du matelas existant
Le surmatelas mémoire de forme ne remplace pas le rôle porteur du matelas. Il vient moduler l’accueil, mais ne peut pas compenser un soutien défaillant. Deux erreurs opposées sont fréquentes :
- Surmatelas moelleux sur matelas déjà mou : le couple surmatelas + matelas devient trop souple, le bassin s’enfonce, la colonne se courbe et les douleurs dorsales apparaissent (ou s’aggravent).
- Surmatelas trop ferme sur matelas ferme : la combinaison devient inconfortable, surtout pour les dormeurs sur le côté, qui auront des points de pression marqués au niveau des épaules et des hanches.
Pour un matelas jugé trop ferme mais encore en bon état, un surmatelas mémoire de forme de fermeté moyenne à moelleuse est pertinent. En revanche, si votre matelas présente déjà des affaissements visibles ou des creux, aucun surmatelas, même haut de gamme, ne pourra totalement corriger le problème : il sera posé sur une base déformée, et reproduira ces défauts.
Erreur n°4 : négliger la chaleur et la ventilation
La mémoire de forme a une réputation tenace : « ça tient chaud ». Ce n’est pas entièrement faux, mais ce n’est pas inévitable. La mousse viscoélastique réagit à la chaleur du corps et peut effectivement donner une sensation de chaleur supplémentaire, surtout pour les personnes qui transpirent beaucoup ou dorment dans une chambre peu ventilée.
Les erreurs les plus courantes à ce sujet :
- Choisir un surmatelas sans aucune technologie de régulation thermique (perforations, mousse à cellules ouvertes, infusion de gel rafraîchissant, housse respirante).
- Utiliser une alèse imperméable non respirante qui bloque totalement les échanges d’air.
- Accumuler les couches (protège-matelas + surmatelas + couvre-lit épais) sans tenir compte du climat de la chambre.
Pour réduire le risque de surchauffe, privilégiez les modèles de surmatelas avec une housse respirante en fibres naturelles (coton, parfois bambou) ou techniques (tissu 3D, maille aérée), et évitez d’enfermer la mousse sous plusieurs couches imperméables.
Erreur n°5 : choisir le mauvais niveau de fermeté par rapport à votre morphologie
Le confort est une affaire personnelle, mais votre morphologie doit guider votre choix. Sur un lit 140×190 utilisé en couple, il faut trouver un compromis :
- Personnes légères (< 60 kg) : elles ressentent moins l’enfoncement dans la mousse. Un surmatelas mémoire de forme trop ferme peut leur sembler « dur comme une planche ».
- Personnes plus corpulentes (> 80–90 kg) : elles s’enfoncent davantage. Un surmatelas trop mou risque de provoquer un manque de soutien et des douleurs lombaires.
- Dormeurs sur le côté : souvent plus à l’aise sur un accueil moelleux ou intermédiaire, pour permettre aux épaules et aux hanches de s’enfoncer légèrement.
- Dormeurs sur le dos ou le ventre : ils ont généralement besoin d’un soutien plus ferme pour maintenir la colonne alignée.
Sur un 140×190 en couple, opter pour une fermeté intermédiaire est souvent la meilleure option, sauf cas de morphologies très différentes, qui peuvent nécessiter une réflexion plus poussée (matelas à zéniths différenciés, lits jumeaux 2 x 70, etc.).
Erreurs d’installation et d’entretien qui nuisent au confort
Erreur n°6 : poser le surmatelas sur un matelas usé ou déformé
C’est probablement l’erreur la plus fréquente : utiliser un surmatelas mémoire de forme comme « cache-misère » d’un matelas en fin de vie. Or, un surmatelas ne remplace pas un vrai matelas. S’il est posé sur une base :
- avec des creux marqués,
- des ressorts cassés ou qui grincent,
- ou une mousse affaissée,
il va simplement épouser ces défauts. Vous aurez l’impression de vous enfoncer au même endroit, avec peut-être un accueil un peu plus moelleux au départ, mais les douleurs reviendront très vite.
Avant d’investir dans un surmatelas 140×190, vérifiez la planéité et le soutien de votre matelas actuel. S’il a plus de 8–10 ans ou présente des affaissements visibles, il est souvent plus pertinent de le remplacer.
Erreur n°7 : laisser le surmatelas glisser ou se plier
Un surmatelas qui bouge en permanence ruine immédiatement le confort de couchage : plis, bosses, creux entre le matelas et le bord du lit, sensation d’instabilité… Plusieurs causes sont possibles :
- absence de bandes élastiques de maintien aux quatre coins,
- housse de matelas trop glissante,
- dimension du surmatelas approximative, qui ne correspond pas vraiment au 140×190 du matelas.
Pour limiter ces désagréments :
- choisissez un modèle de surmatelas avec des élastiques d’angle ou une surface antidérapante,
- assurez-vous que la dimension est strictement 140×190 cm, sans approximation,
- évitez les draps-housses trop grands qui ne plaquent pas correctement le surmatelas sur le matelas.
Erreur n°8 : ne pas respecter le temps de décompression
Les surmatelas mémoire de forme sont souvent livrés compressés et roulés. Une fois déballés, ils ont besoin d’un certain temps pour retrouver leur épaisseur et leurs propriétés initiales.
- Si vous l’utilisez immédiatement, alors qu’il n’est pas entièrement décompressé, vous risquez de ressentir un confort très loin de ce qui est prévu.
- Certains modèles peuvent mettre 24 à 72 heures à atteindre leur forme et leur densité optimales.
Il est donc important de respecter les recommandations du fabricant : laissez le surmatelas s’aérer, à plat, dans une pièce ventilée avant de le recouvrir de draps et de dormir dessus. Cela limite également les odeurs de mousse neuve (phénomène de dégazage), parfois gênantes les premiers jours.
Erreur n°9 : négliger l’entretien et l’hygiène
Un surmatelas mémoire de forme mal entretenu perd en confort et en durabilité à cause de l’accumulation de poussière, de transpiration et parfois d’acariens. Les erreurs à éviter :
- Ne pas utiliser de housse amovible et lavable : laver la housse régulièrement (selon les instructions, souvent à 30° ou 40°) permet de garder un couchage propre et plus sain.
- Ne jamais aérer le surmatelas : idéalement, ouvrez les fenêtres de votre chambre chaque jour et, de temps en temps, retirez la literie pour laisser le surmatelas respirer.
- Tenter de laver la mousse en machine : cela risque d’endommager irrémédiablement la structure de la mousse viscoélastique.
En cas de tache, mieux vaut procéder à un nettoyage localisé (eau tiède légèrement savonneuse, éponge bien essorée) plutôt que de tremper entièrement la mousse. Laissez ensuite sécher à l’air libre plusieurs heures.
Erreurs liées à l’usage quotidien et à vos habitudes de sommeil
Erreur n°10 : attendre que le surmatelas corrige votre position de sommeil à lui seul
Un surmatelas mémoire de forme 140×190 peut favoriser une meilleure position de la colonne vertébrale en répartissant les points de pression, mais il ne remplacera jamais :
- un oreiller adapté à votre position (côté, dos, ventre),
- une bonne hauteur de tête,
- ou une posture globale correcte (position des jambes, du bassin, de la nuque).
Se focaliser uniquement sur le surmatelas alors que l’oreiller est inadapté ou que le matelas est complètement affaissé conduit souvent à une déception. Pour réellement améliorer votre confort, considérez l’ensemble de votre literie : sommier, matelas, surmatelas, oreiller et linge de lit.
Erreur n°11 : ignorer votre sensibilité à la chaleur ou au mouvement
Votre profil de dormeur compte aussi. Deux exemples fréquents :
- Vous avez très chaud la nuit : un surmatelas mémoire de forme dense et peu ventilé risque de poser problème, même si vous appréciez la sensation d’enveloppement. Orientez-vous vers une mousse à cellules ouvertes, une infusion de gel ou une housse très respirante.
- Vous bougez beaucoup la nuit : si le surmatelas est trop mou ou trop épais, vous pouvez vous sentir « coincé » dans la matière et avoir du mal à changer de position, ce qui perturbe le sommeil.
Dans ces cas-là, il peut être intéressant de choisir un surmatelas mémoire de forme un peu plus ferme ou plus fin, ou de l’associer à un matelas à ressorts ensachés qui offre une bonne indépendance de couchage et une meilleure ventilation.
Erreur n°12 : adapter vos attentes à un prix trop bas
Le surmatelas mémoire de forme est souvent vu comme un achat « petit budget » par rapport à un matelas. Pourtant, viser le prix le plus bas possible peut se retourner contre vous :
- La mousse se tasse rapidement, parfois en quelques mois.
- Le confort initial (souvent très moelleux) se transforme en surface irrégulière.
- La housse est peu respirante et peu résistante aux lavages.
Il n’est pas nécessaire de viser le très haut de gamme pour un surmatelas 140×190, mais un minimum de budget permet généralement d’accéder à :
- une mousse plus dense et durable,
- une housse de meilleure qualité,
- des finitions plus soignées (bandes de maintien, coutures renforcées, textiles certifiés).
Comparer les fiches techniques, les garanties et les tests indépendants vous aidera à trouver le juste milieu entre prix et performance.
Erreur n°13 : ne pas tenir compte de l’utilisation du lit 140×190 (couple, invité, usage quotidien)
Le même surmatelas ne conviendra pas forcément à un lit 140×190 utilisé :
- en lit principal pour un couple,
- en lit d’appoint pour la chambre d’amis,
- ou comme solution temporaire sur un canapé convertible.
Pour un usage quotidien en couple, la durabilité, la ventilation et la stabilité (pas de glissement) sont primordiales. Pour un lit d’appoint utilisé ponctuellement, vous pouvez accepter un modèle un peu moins performant, tant qu’il reste suffisamment confortable.
Adapter votre choix à la fréquence d’utilisation évite de surinvestir dans un usage occasionnel ou, à l’inverse, de sous-investir dans votre lit principal, celui sur lequel vous dormez 7 nuits sur 7.
